Elle a marqué des décennies de carrière avec ses tubes, son style unique et une personnalité qui ne ressemble à aucune autre. Aujourd’hui âgée de 61 ans, Lio se confie avec une franchise rare sur une décennie et demie de vie intime qu’elle a choisie de vivre sans homme — une décision qui va bien au‑delà d’une simple préférence, mais qui s’inscrit dans une véritable démarche de liberté personnelle.
Dans les pages du magazine Gala, l’interprète de Banana Split raconte comment, depuis qu’elle a eu 50 ans, elle a mis de côté les relations amoureuses traditionnelles pour se concentrer sur elle‑même, son œuvre, et ses propres désirs. Elle n’élude aucun sujet : ni les attentes de la société, ni ce que cela signifie pour une femme de renoncer volontairement à être en couple à un âge où l’on attend pourtant souvent qu’on “se pose”.
Pour Lio, ce n’est pas une rupture amère ou une blessure affective qui l’a poussée vers ce choix, mais une réévaluation profonde de ce qu’elle attend de la vie. Elle explique que, à mesure qu’elle a mûri, elle a compris que le regard des autres ne devait plus dicter sa façon d’aimer ou de vivre sa sexualité. Ce qu’elle a cherché, confie‑t‑elle, ce n’est pas l’absence de compagnons, mais la liberté de décider quand, comment et avec qui elle partage des moments de plaisir.

La chanteuse reconnaît avoir vécu des relations intenses, passionnées et formatrices, mais elle se dit aujourd’hui au‑dessus des conventions. Elle parle de son rapport au plaisir avec une honnêteté qui surprend encore : pour elle, il n’est pas défini par la présence d’un partenaire masculin, mais par le fait de s’écouter et de savoir ce qui lui fait du bien. Dans ses mots, “c’est une célébration de soi, de ses sensations, sans compromis”.
Lio aborde aussi les réactions de son entourage et du public. Certains ont vu son choix comme une forme de renoncement, d’autres comme un acte de courage. Elle balaye ces jugements d’un revers de main, expliquant que l’autonomie affective et sexuelle est un cheminement personnel qui doit être respecté. “Ce qui compte, c’est ce que je ressens à l’intérieur, pas ce qu’on imagine à l’extérieur”, confie‑t‑elle.
Cette prise de parole intervient à une étape de sa vie où elle se sent plus forte, plus claire et plus authentique que jamais. Lio insiste sur le fait que son âge n’est pas un frein à l’épanouissement, mais plutôt un point d’ancrage solide qui lui permet de savoir ce qu’elle veut — et ce qu’elle ne veut pas. Elle encourage d’ailleurs toutes les femmes à redéfinir leurs propres règles, loin des injonctions sociales.
En évoquant ces sujets intimes sans aucune retenue, Lio ne se contente pas de raconter une histoire personnelle : elle envoie un message fort à toutes celles et ceux qui, à un moment de leur vie, se posent des questions sur l’amour, le désir, la solitude ou la liberté. Et dans cette lumière, sa démarche apparaît comme une ode sincère à l’autonomie émotionnelle et sexuelle, vécue avec lucidité, humour et une étonnante sérénité.